Centre d'information

Des réponses 24h/24, par écrit ou en vocal

Vos équipes connaissent la scène. Le téléphone du bureau qui sonne après la fermeture. Les mêmes questions qui reviennent, cent fois, sur la prochaine distribution, le numéro à appeler, les documents à apporter. Et cette impression tenace que l'information existe, mais qu'elle n'arrive jamais au bon endroit, au bon moment. Le centre d'information du SOLIS bot répond à cette scène précise : il tient la permanence que vos équipes ne peuvent pas assurer 24h/24.

Comment ça marche

Le principe est simple. Un bénéficiaire envoie un message WhatsApp à votre numéro, et navigue par chiffres dans une arborescence que vos équipes ont construite. Pas d'application, pas de compte, pas de frais. La règle d'or, apprise sur le terrain : six options par menu au maximum, et seulement des informations immédiatement utiles.

Voici à quoi ressemble un menu de crise, déployé au Liban en 2026 :

Bienvenue au centre d'information Solidarités International. Envoyez le chiffre correspondant à votre besoin. [1] Où trouver un abri temporaire [2] Comment recevoir une aide alimentaire d'urgence [3] Comment m'enregistrer auprès de Solidarités [4] Parler directement à l'équipe

Chaque option peut renvoyer vers un sous-menu, un contact, un document, ou une note vocale. Vous composez l'arborescence depuis une interface web simple, et vous la modifiez en quelques clics quand la situation évolue.

Conçu pour être compris par tous

Un centre d'information n'a de valeur que s'il atteint aussi les personnes que les canaux classiques laissent de côté. Chaque section existe donc en texte et en note vocale, dans les langues de vos bénéficiaires. En Haïti, les enregistrements en créole sont faits par des membres haïtiens de l'équipe, pas par une voix de studio : une voix familière, dans l'accent de la région, se laisse écouter jusqu'au bout. C'est un détail qui change nettement le taux de consultation.

Autre atout décisif dans les contextes à faible connectivité : les documents PDF attachés dans le bot, guides illustrés ou cartes d'évacuation, restent sur le téléphone du bénéficiaire même sans réseau. Une carte consultée hors ligne, le jour où le réseau tombe, peut faire toute la différence.

En pratique, trois contextes très différents

En urgence. Au Liban, en mars 2026, au plus fort des déplacements, nos équipes ont ouvert un centre d'information de crise en moins de 24 heures, pour orienter des dizaines de milliers de personnes vers les abris et l'aide disponible.

En prévention. Au Cameroun, le même outil sert un centre « préparation aux inondations », activé six semaines avant la saison des pluies, avec checklist, itinéraires d'évacuation et contacts d'urgence en français et en fulfuldé.

Là où l'accès est coupé. En Haïti, dans les zones inaccessibles aux équipes, le centre d'information reste parfois le seul canal actif, avec un premier message volontairement neutre pour ne pas exposer la personne qui le reçoit.

Ce que ça change

Plus de 382 000 messages d'information ont été partagés à ce jour sur l'ensemble des déploiements. Chez CARE Liban, 97 % des conversations sont engagées spontanément par les bénéficiaires, sans qu'aucune diffusion ne les y invite : c'est le meilleur signal qu'un canal leur est réellement utile, et qu'ils y reviennent d'eux-mêmes.

Pour que ça tienne dans la durée

Trois réflexes font la différence entre un centre d'information vivant et un centre oublié :

  • Faites enregistrer les notes vocales par vos équipes locales, pas par le siège. L'accent et les expressions comptent autant que le contenu.
  • Diffusez votre numéro par les canaux de confiance de la communauté : leaders locaux, comités de quartier, agents de santé. Une recommandation par un pair vaut dix affiches.
  • Prévoyez une revue trimestrielle du contenu. Les contacts changent, les structures ferment. Un centre jamais mis à jour perd ses utilisateurs en quelques mois. En contexte de crise, la fraîcheur de l'information est une forme de redevabilité.
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