Des milliers de personnes alertées en quelques secondes
Quand une distribution s'organise, il faut prévenir chaque personne concernée de la date, de l'heure, du lieu et des documents à apporter. Multiplié par plusieurs centaines de personnes, cela représente des journées entières d'appels. La diffusion du SOLIS Bot remplace ces journées de téléphone par un envoi unique, et transforme un processus fastidieux en une opération de deux minutes.
Comment ça marche
La force de la diffusion tient à la personnalisation. Vous n'envoyez pas un message générique, mais le sien à chaque destinataire, grâce aux variables. La préparation tient en trois étapes :
- Vous préparez un fichier avec les personnes concernées par la distribution : téléphone, prénom, site, date et créneau horaire.
- Vous l'importez dans le bot, qui associe chaque colonne à une variable.
- Vous rédigez un modèle unique avec les balises
[prénom],[site],[date],[heure].
Chaque personne reçoit alors un message qui semble écrit pour elle :
SOLIDARITÉS INTERNATIONAL Bonjour Fatima, votre distribution d'aide alimentaire est prévue le jeudi 12 décembre à 9h00 au point de distribution de Tripoli-Nord. Vous recevrez un kit d'hygiène et des vivres pour un mois. Apportez votre carte SI et votre pièce d'identité. Envoyez 1 pour confirmer votre présence.
Le canal par défaut est WhatsApp, à 0,02 € par message. Un repli SMS permet d'atteindre les téléphones sans Internet, et une version vocale peut être envoyée aux personnes ayant des difficultés à lire.
Le détail qui sauve une urgence
Les modèles de diffusion doivent être approuvés par WhatsApp avant tout envoi, un processus qui peut prendre jusqu'à 48 heures. En pleine crise, 48 heures peuvent faire la différence. La bonne pratique, éprouvée au Cameroun, montre l'intérêt d'anticiper : les messages critiques ont été préparer et valider avant la crise : les modèles d'alerte inondation ont été approuvés dès le mois d'avril, six semaines avant la saison des pluies,et peuvent être diffusé dès que le seuil météorologique est franchi.
En pratique
Alléger la logistique. Chez Nabad for Development, au Liban, organiser une distribution voulait dire appeler jusqu'à 1 500 personnes une par une. Remplacer ces appels par une diffusion représente 75 à 125 heures de travail gagnées par événement, soit 9 à 16 journées d'agent terrain récupérées pour d'autres activités clées.
Tenir le lien quand tout bascule. En décembre 2025, au plus fort de la violence, Nabad for Development a envoyé 11 106 diffusions en un seul mois, au moment précis où l'accès physique au terrain s'effondrait. Sur dix mois, le total atteint 27 448 messages, le plus haut volume du réseau.
Ce que ça change
Ce qui prenait deux jours prend désormais deux minutes, et l'humain garde toujours la main. Depuis le tableau de bord, vous suivez en temps réel les messages délivrés,les taux de lecture et les réponses reçues avec à titre d'exemple 95 % de portée au Liban. Enfin, chaque campagne de diffusion s'archive et enrichit la suivante.
Pour une diffusion qui porte
- Ciblez précisément. Un message envoyé au bon groupe, par zone ou par programme, vaut mieux qu'un envoi massif. Vous évitez les envois inutiles et vous préservez la confiance.
- Testez avant d'envoyer. Adressez d'abord la diffusion à cinq membres de l'équipe, vérifiez la mise en forme, les liens et la traduction. Trente minutes de test éviteront les surprises de dernières minutes.
- Construisez la confiance en amont. Un numéro que les communautés ont déjà utilisé, et en qui elles ont confiance, sera dix fois plus efficace le jour de l'urgence. Ainsi, il est important de communiquer régulièrement, même hors crise.