Mécanisme de plaintes

Un canal confidentiel, ouvert à toute heure

La plupart des programmes disposent d'un mécanisme de plaintes. Sur le papier. Dans la pratique, la hotline sonne dans le vide, l'attente décourage, et les personnes qui auraient le plus besoin de signaler un problème renoncent avant d'être entendues. Un mécanisme qui n'est pas réellement accessible n'est pas un mécanisme, c'est une case cochée. Le canal de plaintes du SOLIS bot existe pour combler cet écart entre l'intention et la réalité.

Comment ça marche

Sur WhatsApp, une plainte s'envoie à n'importe quelle heure, sans file d'attente, y compris par message vocal pour les personnes qui ne lisent pas. La confiance se construit dès le premier écran, et le flux l'annonce clairement :

Bonjour. Vous avez contacté le Mécanisme de gestion des plaintes de Solidarités. Vos messages sont confidentiels et traités par notre référent protection. [1] J'ai une demande urgente [2] Je souhaite déposer une plainte [3] J'ai une question sur les programmes [4] Je souhaite partager un retour positif

Chaque signalement reçoit un accusé de réception, un délai de traitement annoncé, et une référence. Il est ensuite suivi de bout en bout : reçu, traité, clôturé. Rien ne se perd, tout est horodaté, et seule l'équipe protection y a accès.

Pourquoi les gens l'utilisent

Un canal de plainte ne fonctionne que si les bénéficiaires croient que leur message sera lu, traité, et que cela ne leur causera aucun tort. Trois éléments construisent cette confiance : la confidentialité affichée d'entrée, le délai de réponse annoncé plutôt que subi, et la discrétion d'un message envoyé depuis son propre téléphone, sans passer devant un guichet ni faire la queue.

En pratique

Un canal qui rivalise avec la hotline. Au Liban, le mécanisme de plaintes de CARE a traité 185 plaintes en un seul mois, soit les deux tiers du volume de la hotline traditionnelle, en grande partie de la part de personnes qui n'auraient jamais appelé. Pendant l'escalade de 2024, il a été, selon les mots de CARE, « particulièrement utilisé par les plus jeunes et les personnes à faible crédit téléphonique », avec plus de 7 000 entrées traitées.

Un canal qui s'installe dans la durée. Chez Nabad, une fois la confiance établie, le bot traite en moyenne 200 retours par mois, aux côtés des boîtes à plaintes physiques et de la hotline.

Ce que ça change

Le mécanisme s'intègre à vos procédures de redevabilité existantes, MGPRI et PSEA, et complète vos canaux actuels sans les remplacer. Vous documentez votre boucle de redevabilité avec des données réelles, horodatées et traçables, plutôt qu'avec des estimations. Et surtout, vous entendez des voix qui, autrement, seraient restées silencieuses.

Pour un canal auquel on se confie

  • Affichez toujours un message de confidentialité explicite en ouverture du flux. « Vos messages sont confidentiels, seul notre référent protection y a accès » n'est pas une formalité, c'est ce qui décide une personne à parler.
  • Annoncez un délai de traitement et tenez-le. Une promesse non tenue détruit la confiance plus sûrement qu'une absence de réponse.
  • Gardez le canal humain. Le bot structure et trace, mais chaque plainte est traitée par une personne. La technologie organise la réponse, elle ne la remplace pas.
Demander une démo →

← Retour